Le trésor d’Attila

TRÉSORS & INVESTIGATIONS

Chroniques des plus énigmatiques trésors

Dominique Jongbloed

Dominique JONGBLOED est un aventurier de longue date, explorateur mais aussi chasseurs de trésors à ses heures, de cités perdues et de reliques légendaires.

Depuis 1985 il parcourt le monde à la recherche de trésors divers, engloutis ou enfouis, historiques ou mythiques. Il initie actuellement la création du musée de l’exploration et de l’histoire des civilisations : Explorigines, où seront entreposés ses travaux et artefacts découverts !

Aujourd’hui :

Le trésor d’Attila

Après avoir ravagé la Gaule et l’Italie, Attila, le roi des Huns, trouva la mort accidentellement en 453.

Attila - Dominique Jongbloed

Selon l’historien Jordanès, la cause de son décès fut une perte de sang s’écoulant malencontreusement dans les voies respiratoires et les obstruant. Ceci étant le résultat malheureux du à une chute de cheval.

Le jour de sa mort, Ildico, (sa dernière épouse, probablement une déformation du prénom féminin franc Hildegonde) fut retrouvée au matin, prostrée près du cadavre du roi. Elle fut exécutée car on lui attribua la mort accidentelle du roi en pensant qu’en fait elle l’avait empoisonné.

Selon le même auteur, Attila est inhumé dans un triple cercueil d’or, d’argent et de fer, entouré d’objet précieux. Se trouveraient à ses côtés : les couronnes des rois vaincus, les trésors des palais et des cathédrales pillés par les Huns, les bâtons de jade arrachés aux souverains asiatiques et les épées des chefs germains défaits.

Le lieu d’inhumation est tenu secret (les personnes participant aux travaux de sépulture furent en fait tués), mais l’on sait, au travers des écrits qui restent, que la tradition voulait à cette époque que ce soit sous un tertre.

D’après les historiens, ce tumulus se trouverait quelque part entre Scépa et Csongràd (*).

Attila - Dominique JongbloedAfin de protéger la sépulture du roi des Huns, toute une série « d’interdits » fut mise en place par ses successeurs :

  • Des interdits concrets (longtemps des gardes surveillèrent l’endroit pour le protéger des pillards) avec les sanctions que l’on peut imaginer de la part des Huns.
  • Des interdits « magiques » (l’endroit et la sépulture furent marqués de symboliques ésotériques magico-religieux) destinés à maudire les pilleurs de tombes.

Dans tous les cas, selon la légende, le chercher, le trouver et l’ouvrir attiraient le malheur sur soi. Ce type de menaces existait déjà dans l’Antiquité : la malédiction de Toutankhamon, en Égypte … et ce n’est pas cela qui freina Howard Carter !

Je ne pense pas non plus que cela soit en mesure d’arrêter un aventurier, et pire encore, un chasseur de trésor !

(*) – Scépa et Csongrád sont des comitats (administrations locales) du Sud-est de la Hongrie.

Retrouvez cette fabuleuse histoire dans l’ouvrage « Tout l’Or du Monde », de Dominique JONGBLOED, paru aux éditions Sylvius – Collection Terres d’Aventures.

Dominique Jongbloed : www.dominiquejongbloed.org

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Crédit textes et images : Dominique Jongbloed

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