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La pêche à l’aimant

Aimant néodymeLa pêche à l’aimant, autrement appelée pêche magnétique, est un loisir qui a beaucoup progressé ces dernières années.
L’idée consiste à lancer un aimant encordé dans des cours d’eau ou des plans d’eau, de le remonter, et de voir ce que l’aimant aura pu ramener.
Le matériel de base est simple et l’on peut acquérir, pour quelques dizaines d’euros : un aimant néodyme surpuissant (simple ou double face), une corde, des gants, d’éventuelles autres protections.

Pour quoi faire :

  • Dénicher un trésor (n’espérez toutefois pas remonter un lingot d’or, les aimants n’attirant que les objets ferromagnétiques) ?
  • Se divertir ?
  • Dépolluer ?

Les « magnetfishers », « magneteers », ou « neodemons » (surnoms parfois donnés aux pêcheurs à l’aimant) mettent en avant le coté écologique (dépollution des cours d’eau), tandis que les opposants insistent sur la dangerosité de l’activité (risque de ramasser des objets dangereux, comme par exemple des anciens obus, d’anciennes grenades ou munitions) et le fait que cette pêche peut bouleverser des écosystèmes.

Les autorités françaises ont d’ailleurs réagi pendant l’été 2019, notamment suite à une série d’accidents subis par des pêcheurs à l’aimant.

Extrait de Wikipédia, au sujet de la pêche à l’aimant :
Le 5 juin 2019, le préfet de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises placée près le Ministère de l’Intérieur a diffusé une note à l’attention des préfets de département pour confirmer les risques de la pêche à l’aimant, notamment suite à l’incident du 12 mai 2019 à Ferrière-La-Grande (59). Elle y affirme que « Les règles de la pêche à l’aimant sont identiques à celles encadrant la détection d’objets enfouis […] ». Les autorisations du propriétaire des lieux (terrains privés dont aquatiques) et du préfet sont obligatoires ainsi que pour les cours d’eaux, lacs, rivières, fleuves et canaux avec celle de l’État, propriétaire des biens sous-marins. Des préfets et des élus ont mis en œuvre des arrêtés interdisant ce type de pêche. C’est le cas des préfectures départementales de la Somme, de la Vienne, de Meurthe-et-Moselle etc. Un rappel à la législation en vigueur est fait par d’autres préfectures pour informer le public. C’est le cas des préfectures des Alpes-de-Haute-Provence et du Var.

Pour plus de précisions, une copie de la note de la Direction Générale de la Sécurité Civile peut être consultée sur le site de Trouvetout Détection.

Dans tous les cas, la bonne démarche préalable est de se renseigner auprès de la Préfecture.

Image présentée à titre d’illustration

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